Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Le roman vient d'être réimprimé aux éditions Mille saisons.
Voici la nouvelle couverture :


Et le nouveau 4eme de couverture :

Le peuple de Tumir est en liesse ! Il accueille son Héros, Munde Shayapan, un être légendaire capable de tenir tête à une armée entière.
Le grand champion du Maharadjah viendrait-il enfin chasser l’usurpateur et venger la légitime héritière du royaume, une malheureuse enfant de trois ans ?
Hélas, loin de s’affronter, les deux hommes s’entendent pour dérober le trésor le plus sacré du Dashan, les Perles d’Allaya.
Selon les légendes, elles reposeraient au coeur de la sombre jungle de Bushira, d’où jamais personne n’est revenu.
Le puissant Radjah organise alors un grand tournoi : seuls les meilleurs combattants auront l’honneur d’accompagner le Héros dans son ultime quête.
Munde Shayapan s’apprête à trahir ses idéaux pour obtenir la seule chose qui lui ait été refusée jusqu’à présent : la Liberté.


Voici un roman d'aventure dans un univers de Fantasy inspiré de l'Inde ! Vous trouverez cet exploit littéraire aux Editions 5eme saison :
 
allaya.jpg
 
4eme de couverture :

Au cœur du Dashan existe un Héros béni des dieux : Munde Shayapan.
Il a juré allégeance au Maharadjah et, depuis, la Voie de l'Honneur dicte sa vie.
Chacune de ses aventures est devenue mythique, chacun de ses faits d'armes nourrit le peuple d'espoir et de confiance.
Ainsi, nombreux sont les aventuriers à se presser aux portes du Tournoi qui déterminera les guerriers dignes d'accompagner le Héros du Dashan dans sa prochaine quête : la recherche des Perles d'Allaya.
Selon les légendes, elles reposeraient au cœur de Bushira, cette sombre jungle dont jamais personne n'est revenu.
En entreprenant un tel périple, Munde Shayapan tente d'obtenir la seule chose qui lui ait été refusée jusqu'à présent : la Liberté.
Mais le prix à payer ne se révèlera-t-il pas trop élevé ?

A travers une fantasy empreinte d'exotisme, Les Perles d'Allaya nous entraîne sur les traces d'un Héros hors du commun, qui n'est pas sans rappeler Conan le Cimmérien.

Les critiques sur Les Perles d'Allaya :

http://www.scifi-universe.com/critiques_staff.asp?media_id=15949&muz_i

http://www.atemporel.com/accueil/livres/liste-livres/54-les-perles-dallaya-legende-ou-malediction-.html

http://www.khimaira-magazine.com/

http://www.presences-d-esprits.com/CabineLivres/Critique.php?NomCritique=perles_allaya_ferraud


 http://climaginaire.joueb.com/news/les-perles-d-allaya

http://www.fantastinet.com/details.php?id=1246

 

http://www.elbakin.net/fantasy/roman/les-perles-d-allaya-997

 

http://f-utopie.fr/ouvrages/perles-allaya.php

 

Sur la Web radio Fréquence orange : http://www.frequenceorange.com/index.php?site=files&file=302

 

Sur cocyclis.org :http://tremplinsdelimaginaire.com/cocyclics/phpBB3/viewtopic.php?f=39&t=203708

 

Sur http://www.onirik.net/Les-Perles-d-Allaya-Avis

 

Sur http://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2014/01/les-perles-dallaya-de-gabriel-feraud.html

Dans le Lanfeust mag numéro 106 ! (oui, il faut que je scanne l'article ou que je le recopie mais c'est disponible sur le site de mon éditeur)

 

Ils parlent du livre...

 

Sur scifi-universe.com par Nicolas L. :

LES PERLES D'ALLAYA : LE MEILLEUR DE LA FANTASY FANÇAISE ?

 
Les Perles d’Allaya, premier roman de Gabriel Féraud, est un récit épique. Le quatrième de couverture (jolie couverture d’ailleurs, mais guère en thèse avec le contenu, du moins du point de vue vestimentaire) compare le héros de ce livre, Munde Shayapan, à Conan le Cimmérien. C’est quelque part assez vrai, mais je pense que le Héros de Belyotora, l’Honneur du Dashan, peut être comparé avec bon nombre d’autres personnages mythiques (les champions éternels de Michael Moorcock, par exemple). Il n’est pas sans rappeler non plus les héros des contes persans et orientaux et des textes d’aventures exotiques, de Sinbad à Sandokan.

En effet, dans l’univers des Perles d’Allaya, on y cause de dharma, de Radja et de voies de l’Honneur. La couleur exotique et phallocrate de l’ouvrage emprunte donc aux contes et légendes timourides, moyen-orientales et indiennes, alors que le récit, très fortement épique et extrêmement violent, lorgne vers le médiéval fantastique occidental. Hors, ce qui est fort plaisant, c’est que le mariage entre les deux influences se fait tout naturellement, et que cette « simple » quête héroïque se retrouve finalement enrichie de tout un habillage exotique dépaysant et distrayant.

En fait, ce qui fait la force de cet ouvrage, c’est la manière dont Gabriel Féraud aborde cette histoire qui aurait finalement pu se résumer à une simple expédition dans une lointaine jungle tropicale pleine de dangers et de mystères. En effet, l’auteur, prenant le risque de nous faire languir, choisit de consacrer presque la moitié de son roman à la présentation du personnage principal et à la mise en place du décor politique et social de cette contrée imaginaire. Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, malgré une plume résolument pulp, ça marche ! Inutile de tourner autour du pot, Gabriel Féraud est très doué quand il s’agit de poser une intrigue à multiples ramifications sans égarer le lecteur dans des méandres descriptifs inutiles. Sa recette peut se résumer à : des rapports humains tendus comme la corde d’un arc, des personnages archétypaux mais ne laissant pas indifférents, des duels extrêmement bien décrits et rythmés, et des fresques littéraires dans le pur style Mille et Une Nuits. Une efficacité textuelle que l’on retrouve d’ailleurs dans une dernière partie aux aboutissements justifiant pleinement la densité de la première. Oui, un épilogue surprenant qui démontre – si cela était encore nécessaire – la bonne tenue logique de cet ouvrage.

Je poserai cependant un petit bémol concernant le traitement de la deuxième partie ; la quête des Perles d’Allaya à proprement parler. Le récit devient à ce moment nettement plus convenu, pas désagréable certes, mais parfois précipité, comme si Gabriel Féraud était plus intéressé par le traitement des rapports humains et des intrigues de palais que par l’exercice de la prose aventureuse, et que cette partie était en quelque sorte passage obligé. Il utilise parfois des raccourcis faciles, comme quand il occulte complètement le chemin du retour qui est, c’est souvent vrai (comme tout rôliste le sait bien), la partie la plus laborieuse, le climax étant en général retombé. On se retrouve à ce moment dans un style plus direct, moins subtil et fleuri, un peu dans le style des écrits de Robert E. Howard (je sens que je vais me faire lyncher par les fans, là). Malgré ce petit regret - et je le répète - cette partie reste très agréable à lire, seulement un peu moins riche que le reste du récit.

En conclusion:

 
De la fantasy française de ce niveau, on en redemande ! Avec Les Perles d’Allaya, Gabriel Féraud nous offre un récit épique par moment très violent et toujours captivant, grâce à une intrigue riche et originale. Je regrette juste une deuxième partie un peu trop classique et convenue. Ce léger « relâchement » est cependant vite oublié lorsque surgit un véritable « twist » scénaristique qui change complètement la donne et recaptive le lecteur jusqu’au dénouement de cette histoire passionnante.


 

Sur atemporel.com par Sophie :

Gabriel Féraud nous invite à égréner les perles de la déesse Allaya pour le meilleur et pour le pire. Une quête que le Héros Munda Shayapan a entreprise pour nous, c'est son Dharma, mais qui pourrait bien tous nous concerner. Je vous laisse découvrir...

 

L'histoire

Mustak Dorayesh, Rajah de Tumir, accueille à sa cour Munde Shayapan. Si Munde est un Héros respecté et honoré par tout le Dashan, Dorayesh, quant à lui, usurpateur et machiavélique, demeure méprisé malgré sa grande richesse. L'un doute de sa voie et recherche la liberté et l'autre a soif de pouvoir. Entre ces deux hommes que tout semble séparer un pacte secret se noue autour des perles de la déesse Allaya, dont la légende fait rêver tous les guerriers du royaume.

"L'Honneur du Dashan" organise donc un tournoi pour lever une troupe parmi les plus forts et glorieux guerriers pour l'accompagner dans sa quête des perles dans un périple qui s'annonce dangereux et difficile, et qui, surtout, pourrait bien l'entrainer plus loin dans sa voie personnelle...

L'avis
Un héros en proie au doute, tel est bien le point de départ de ce roman d'aventure un brin orientalo exotique, sur fond de fantasy qui se déroule au pays des rajahs. Une quête très chevaleresque mais pas pour de nobles raisons, un héros, le Héros du Dashan, l’Honneur du Dashan lui-même qui en a marre, sommes toutes à quoi bon être un héros, quelle place cela laisse-t-il à l’homme ? Car il s’agit bien d’une histoire d’hommes, peu de femmes dans le paysage, du moins derrière l’apparente réalité de celui-ci (et oui il faut lire Féraud pour comprendre).

La liberté comme saint viatique, mais qu’est ce que la liberté ? Au-delà de l’épopée (plutôt occidentale, il faut le reconnaître, même si les chevaliers guerriers ne sont pas forcément preux, ils sont courageux, forts et déterminés), toute une réflexion sur l’engagement, en quoi s’appartient-on, comment suivre sa voie ?
Munde peut prétendre à un vrai statut de héros au sens originel, pas seulement un homme à la valeur morale affirmée et reconnue, qui pourrait aussi se glorifier de ses exploits militaires, mais presque un demi-dieu, en suivant son Dharma, en étant lui-même, il est plus fort que les larmes de la déesse Allaya, un objet magique.
Sa posture de héros qui en a vue d’autres et qui se lasse du début du récit fait sourire (accumulation des stéréotypes : honneurs rendus, crainte, femmes qui se soumettent), et même douter de ses capacités, mais le dépaysement est garanti, les seconds degrés aussi… Un roman à rebondissements sur l’engagement et le renoncement, ne renonçons d’ailleurs pas à attendre une suite possible des aventures de Munde Shayapan, personnage de Gabriel Féraud. Bref, un premier roman aux éditions 5e Saison ou un premier tome ?

 

 

Sur Khimaira par Emilie Simone :

Une ultime quête qui balaie notre héros entre guerres, batailles, tournois, trahisons, dans un monde Fantasy tracé par la plume fine et habile d'un Gabriel Féraud très prometteur, qui nous décrit des paysages exotiques et merveilleux, bien loin des idées stéréotypées d'une Fantasy occidentale. Une originalité qui attire notre attention, voyageant au plus profond des saveurs orientales. Les perles d'Allaya , premier roman publié pour Gabriel Féraud , nous séduit sans relâche, et nous voilà déjà face à un chef-d'œuvre.

À noter la magnifique illustration de couverture réalisée par Sébastien Grenier. Tant de détails qui n'en sont pas, et qui font de ce roman une œuvre incontournable de la Fantasy française.

 

Sur les Chroniques de l'Imaginaire par Belgarion :

Tumir est un riche royaume du pays du Dashan. Or Mustak Dorayesh, son Radja, n'ignore pas que sa situation est trouble à cet instant : des soupçons pèsent sur la façon dont lui, un mercenaire du désert, est parvenu sur le trône de cette riche province, soit disant le plus légalement du monde. Alors quand le Héros de Bélyotora, l'Honneur du Dashan nommé par le Maharadja en personne, débarque dans son palais, Dorayesh sait quand il faut laisser quelques formalités de côté. Un seul mot de la part de Munde Shayapan, et c'est la perte de tout ce qu'il possède. Qui oserait contredire la parole du Héros, et donc celle du Maharadja ?

Mais heureusement pour le Radja parvenu, Munde Shayapan n'est pas venue en ces murs pour cette raison. La politique l'ennuie au plus profond et lui-même se sent sa vie spoliée par son statut. Héros par ci, Héros par là... Être au coeur de toutes les préoccupations des habitants du Dashan lui pèse sur les épaules. Alors pourquoi ne pas disparaître d'une façon ou d'une autre ? Peut-être un artefact, les perles d'Allaya, pourront accomplir ce miracle ? En effet, ces larmes de la déesse de la Compassion auraient, soit disant, le pouvoir de donner la paix si elles sont aux mains d'une vierge. En échange de ces perles, Munde demande au Radja Dorayesh une vie anonyme mais bien aisante. Marché conclus entre ces deux hommes, mais le Radja est retors, et sans doute cache-t-il beaucoup de chose au Héros, même avec toutes les précautions prises.

Entre tournoi, parades d'éléphants et d'infanterie, tentatives d'assassinat, et une quête que les Dieux auraient du mal à approuver, le lecteur suit le Dharma de son héros légendaire en la personne de Munde Shayapan. Un peu Conan, un peu Champion éternel à la Moorcock, Shayapan est un héros droit et honnête, béni des Dieux, mais dont le destin, appelé ici Dharma, lui pèse. Avec ce livre, Gabriel Féraud nous entraîne dans un univers de fantasy bien loin de l'habituel contrée médiévale à l'occidentale. Ici, nous voilà dans une Inde détournée, où l'on sent des influences du moyen-orient tout comme une référence aux peuplades plus orientales encore. D'une plume exquise, les rivalités politiques font face aux devoirs de justice et aux instincts plus humains. L'on ne s'ennuie donc pas une seconde, tant les pages nous emportent au long des vingt-deux chapitres. La deuxième partie, celle de la quête, paraît plus ordinaire peut-être, mais qu'importe car son dénouement ne l'est pas.

Quoi qu'il arrive, pour un premier roman publié, Féraud fait fort ! Vraisemblablement, ce texte n'est pas le premier qu'il décrit, comme on peut le supposer du titre Dans le silence de Bushira, publiée dans le webzine Solstice n°7 aux éditions Cinquième Saison. Espérons donc que l'auteur nous gratifie sinon d'une suite, au moins d'autres récits qui se déroulent dans cette terre pleine de mystère. Mais j'aurai le loisir de vous reparler de Gabriel Féraud très prochainement dans ma chronique de La Terre, une anthologie des éditions Griffe d'Encre, puisqu'il figure à son sommaire.

Avec Les perles d'Allaya, les éditions Cinquième Saison tiennent là une perle (d'Allaya !) qu'il convient de découvrir au plus vite. Déjà gagnants du prix Merlin en 2006 avec le surprenant roman Le temps de l'Accomplissement de Muriel H. Hessling, premier tome du Sablier de Mû, ce roman pourrait fort bien suivre ce bon exemple. C'est tout le mal que je leur souhaite.

 

Sur Présences d'Esprits par Olivier Bourdy:

C'est une petite maison d'édition qui nous gratifie du premier "coup de coeur" depuis assez longtemps...
Les éditions Cinquième Saison ont en effet eu le nez creux pour dénicher ce premier roman de fantasy d'un auteur inconnu, Gabriel Ferraud, qui signe avec Les Perles d'Allaya un retour aux sources de la fantasy, mi hommage, mi renouvellement, d'une qualité en tous points irréprochable.
On retrouve dans le héros, l'histoire, les combats, l'univers tout ce qui faisait la force des romans de Howard et le succès de Conan, mais sans le côté désuet, et avec des combats dotés d'un sens de l'épique qui surpasse presque tout ce qui peut être lu à l'heure actuelle en fantasy.

La quête des perles d'Allaya par Munde Shayapan est en bien des points "classique"; mais lorsque le classique est maîtrisé à ce point, il procure un très grand plaisir. Encore!

 

Sur Fantastinet par Orcusnf :

Encore une fois, les éditions cinquième saison nous montrent leur incroyable talent dans le choix de leurs auteurs. On se rappelle tous du Sablier de Mû, et de son histoire grandiose, et bien il en est de même ici, Les Perles d'Allaya est un excellent bouquin qui, à l'instar de son prédecesseur, peut largement prétendre au prix Merlin.

Le personnage central, Munde Shayapan, tient tout autant de Conan le barbare de Robert Howard que de Kane le machiavélique de Kurt Wagner. Tous deux héros d'aventures plus ébourrifantes les unes que les autres, l'un guerrier invincible, l'autre manipulateur expérimentés, tous deux toujours victorieux. Ainsi notre héros se révèle être à la fois un guerrier et un fin stratège, usant de l'épée comme de la ruse quant l'un échoue et que l'autre réussit. La fin justifie les moyens, tant qu'il ne déroge pas à la sacro-sainte Voie de l'Honneur, un réglement qui dicte sa conduite de tous les jours.

Ses compagnons, loin d'être des faire-valoir, sont eux aussi des êtres complexes qui, sous leur première apparence, cachent parfois de bien belles surprises pour nous lecteurs. Leurs personnalités complexes, sans être torturées, nous sont révélées peu à peu. Et pourtant, certains éléments étaient présents dès le début, mais c'est l'enchaînement des évènements qui nous permettent de les comprendre, de leur donner un sens. Si Munde Shayapan est le Héros du Dashan, ses compagnons de route ou ses ennemis sont eux les vrais héros du roman, ce sont eux qui le font vivre, lui n'étant qu'une marionnette qui essaye de s'émanciper.

L'histoire est manifestement ce qu'on appelle de la sword and sorcery, beaucoup de combats de type médiéval, peu de magie, juste quelques initiés très rares et la présence de dieux invisibles et terribles, injustes envers les hommes. Fidèle aux traditions de ce genre, ancêtre de la fantasy actuelle, Gabriel Féraud écrit d'un style enlevé, faisant fi des lourdeurs du style, se concentrant uniquement sur l'action, bien que ses héros ne rechignent pas à une introspection bienvenue et source de surprises. En outre, l'auteur nous offre une histoire bien scénarisée, suivant un développement cohérent, une structure solide d'où toute fin improbable est exclue, tout est presque écrit à l'avance, il suffisait de décrypter les signes avant coureur. Enfin, les décors, typés indiens, loin d'être fait de touche de couleur locale, sont profondément imprégnées de la culture indienne, les personnages respectant les codes et les valeurs propres à cet univers, ce qui au final démontre une base forte pour une histoire qui ne l'est pas moins.

En conclusion, Les Perles d'Allaya est une preuve que la fantasy ne rime pas avec la médiocrité. Se servant des codes d'un genre tombé en désuétude, Gabriel Féraud nous livre un roman solide, palpitant, surprenant, qui ne manquera pas de vous accrocher, de vous faire dévorer ses 350 pages en quelques heures. Et même, soyons fous, vous donnera l'envie de le relire aussitôt, car de nombreuses subtilités s'éclairent à la seconde lecture. Indubitablement un des meilleurs romans fantasy de ces dernières années.

Sur Elbakin.net:

 
Les éditions 5eme Saison, depuis devenues Mille Saisons, poursuivent leur petit bonhomme de chemin, non sans ambition.

La preuve avec cet roman, paru en fin d'année 2007, et signé, évidemment, d'une plume française, celle de Gabriel Féraud. Bien que son éditeur soit modeste, les comparaisons de 4eme de couverture sont là également, et voilà que l'on nous cite Conan ! Ah, le héros légendaire de Robert E. Howard a bon dos !
Car, si Munde Shayapan peut partager certains traits de caractère avec le Cimmérien - ses exploits physiques, son côté taciturne... - il n'a tout de même pas l'étoffe de celui-ci, même si le cadre d'un seul roman ne suffit sans doute pas à invalider une telle comparaison.
Et le cadre, parlons-en justement ! L'auteur a su nous proposer une atmosphère et un univers qui sortent réellement des sentiers battus, même si l'Inde n'est plus aussi inconnue qu'il y a quelques années dans le domaine de la Fantasy. De même, en faisant appel à des éléments pourtant parfois vus et revus - ah, une quête ! - Féraud parvient à retenir notre attention tout en dynamitant certains codes par une belle énergie, sans compter quelques ellipses un peu osées.
Malgré une bonne poignée de tournures maladroites (le texte se montre travaillé mais parfois encore un peu lourd), sur la forme, et une deuxième partie de roman plus classique malgré un retournement de situation plutôt hardi là encore - même si, au final, il n'apporte finalement pas grand chose sur le fond, l'auteur et son héros finissent par emporter notre adhésion, au fil de scènes dont certaines accrochent réellement, notamment un fantastique duel dans la jungle, qui en prime humanise quelque peu ce Munde monolithique.
Un roman solide et tout à fait recommandable, même s'il n'ébranlera pas les fondements du genre ni même la scène francophone.

 

Sur Cocyclis.org par

 

"Ce qui m'a d'abord frappée, c'est le ton : combien d'auteurs, même en héroïc fantasy, maîtrisent vraiment la tonalité épique ? J'ai vraiment cru lire une page oubliée du Mahâbhârata.
En plus je connais assez bien l'univers de l'Inde traditionnelle, et justement, ce qui est intéressant, c'est que le Héros est sensible au sort des femmes alors qu'il est un homme pour qui, a priori, elles n'existent que pour le servir. Le machisme assumé de bout en bout, et l'ironie qui se dégage régulièrement de certaines situations ou répliques m'ont séduite. De plus, si le retournement final est inattendu, il est également d'une cohérence rare. Ce héros peut combattre l'injustice, oui, mais pas changer la société ; et à tout prendre il préfère encore être un homme, qui a au moins le pouvoir d'agir - les femmes, elles ne peuvent que subir.
Autre aspect : les querelles de pouvoir sont très bien rendues, ainsi que la lassitude face aux honneurs artificiels et l'aspiration à une vie plus simple. Il faut ici rappeler que Bouddha était l'origine un prince d'une caste guerrière. Notre Héros ne choisit pas la voie du renoncement au monde, mais au début, je me suis demandée si ce n'était pas dans cette direction que l'auteur allait nous entraîner.
Et puis non. On reste fidèle au genre épique, pourtant les questionnements existentiels sont bien présents - typique là aussi de la tradition indienne. Faut-il rappeler que la Bhâghavad Gîta, considérée comme le 5e Véda et base essentielle de la religion hindouiste depuis ~2 500 ans, est une partie du Mahâbhârata ? (les 18 chants juste avant la grande bataille du Kurukshetra, où Krishna, cocher d'Arjuna, se révèle être le dieu Vishnou et rassure Arjuna désemparé en lui délivrant un enseignement mystique).
D'ailleurs le choix final du Héros peut aussi s'interpréter à la lumière de l'enseignement du Seigneur Krishna, qui rappelle que tout homme est tenu par son "devoir d'état" et ne saurait s'abstraire des obligations que font peser sur lui son appartenance à une caste donnée. La notion de liberté individuelle et de libre choix de sa propre existence n'existe pas dans le contexte de l'Inde. (Sauf si on opte pour le "renoncement" = la vie d'ascète errant, ce qui implique d'assister au partage de ses biens entre ses héritiers - c'est une mort sociale pour accéder à une vie spirituelle !)

En tout cas bravo à Gabriel Féraud pour avoir compris l'Inde avec tant de justesse et nous offrir un tel roman !! parce que c'est d'abord de l'excellente fantasy comme j'aimerais en lire plus souvent !!"

 

Sur http://f-utopie.fr par Sahagiel

D’emblée, nous sommes frappés par la touche exotique du récit. L’auteur nous peint une fresque originale, où nous apprécions une ambiance, des mœurs et des règles innovantes. Les archétypes occidentaux (nous songeons aux figures guerrières, notamment, qui marient à un soupçon de phallocratie une violence crue, omniprésente) se mêlent ainsi aux légendes orientales et d’Inde, comme le Mahabharata. Dans un second temps, nous découvrons un bestiaire et un panthéon pour le moins novateur. Certes, les emprunts à la mythologie hindoue sont assez visibles, aussi pourrions-nous atténuer la créativité du roman, mais il s’en dégage une telle atmosphère qu’on se laisse convaincre.

Si nous souhaitions découvrir le monde créé par l'auteur, en apprendre plus sur ses contraintes et secrets, nous serons comblés ! Au-delà de sa société hérissée de barrières, Gabriel Féraud présente aussi des complots : les relations qui unissent ou séparent les différents échelons hiérarchiques sont définis avec soin, et dévoilent volontiers leurs enjeux, aspirations, décadences. Aussi la cohérence politique s’avère-t-elle plaisante, sans pour autant nous phagocyter l’esprit.

Car entendons-nous bien, vous ne trouverez pas dans ce roman une réflexion élevée. Même si nous savourons un joli second degré et une palette d’avatars assez riches, les personnages resteront stéréotypés, et les thèmes communs. Le Héros lassé de ses quêtes cherche à quitter sa notoriété, un désir qui le pousse aux frontières de la mort, entre complots retors et rebondissements, combats à en perdre haleine et déchirements intérieurs. Nous aurons le droit à quelques moments de bravoure mais également à des surprises (plus ou moins attendues selon les chapitres) acérant le rythme. Chutes incisives, révélations prenantes, style adroitement dosé : guère le temps de s’ennuyer au cours des chapitres !

Concentrons-nous un instant sur le scénario. Simple sans être simpliste, il révèle des variables appréciables, malgré les raccourcis empruntés. Certes, l’auteur recourt à des schémas bien connus, avec l’organisation d’un tournoi et la constitution d’une équipe d'exploration, par exemple, toutefois il prend aussi des risques. Il mène une intrigue pourvue de multiples ramifications, dont chaque fourche se voit travaillée et qui, mises à bout à bout, créent un ensemble cohérent. Quand les révélations tombent, on se surprend à sourire tant le scénario était mené d’une main de maître. Quelques déceptions sont pour autant présentes, notamment pendant la seconde moitié du roman, en demi-teinte car moins fertile sur le plan scénaristique, même si nous apprécions alors les psychologies des personnages ; et surtout la justification même de la quête : si on saisit son aspect charnière, on regrette que l’auteur ne s’appesantisse pas davantage sur son utilité ni n'en justifie le choix. Elle apparaît, au contraire, comme un prétexte à un voyage trépidant.

Je terminerai sur ces protagonistes qui rebuteront une partie du lectorat. Je ne le redirai jamais assez : nous nageons en plein dans l’héroïc fantasy, un retour aux sources, pourrait-on dire, où la virilité s’épanche à chaque chapitre. Les Champions éternels de Moorcock, Kane de Karl Edward Wagner, Conan de Robert E. Howard... et maintenant Munde Shayapan ! A n’en pas douter, nous possédons notre figure épique française. Phallocratie, Voix de l’Honneur, efflorescence sanguine, muscles roulant sous la peau, vous en ferez bombance !

Au final, une intéressante découverte dans le paysage SFFF français, sûre de ses qualités et plutôt rafraîchissante, un bon point s’il en est. Le style n’éblouira pas la chronique, très vif et direct, mais en un sens cela correspond au récit. Un roman qui nous l’espérons en appellera d’autres !

Note finale : 7/10

Sahagiel

 

Sur http://www.onirik.net/Les-Perles-d-Allaya-Avis par Elodie

 

Les Perles d’Allaya de Gabriel Féraud édité chez Mille Saisons est un roman d’héroic fantasy qui ne ressemble à aucun autre.

Rappelons pour ceux qui n’en sont pas familiers que l’héroic-fantasy est codifiée par Tolkien dans Le Seigneur des anneaux. Codifié seulement car la légende arthurienne est presque déjà de l’héroic-fantasy, mais c’est bien à Tolkien que nous devons l’apparition du genre.

Il s’agit d’un monde à la hiérarchie médiévale, dans lequel existe la magie, humaine, naturelle ou surnaturelle, ou les trois à la fois et où coexistent divers races : hommes, elfes, nains, orcs, trolls, etc. [1]

Mille Saisons est un éditeur de fantasy indépendant, car il n’y a pas que l’héroic dans la fantasy [2]. Ce genre est encore majoritairement anglophone. Ce ne sont pourtant pas les auteurs français talentueux qui manquent, la meilleure preuve en est justement le catalogue de Mille Saisons. On y trouve Gabriel Féraud, un jeune auteur dont Les Perles d’Allaya est le premier roman. Mais pour un coup d’essai, c’est indubitablement un coup de maître : comme tous les auteurs intéressants, il n’écrit de l’héroic-fantasy que pour mieux en transgresser les codes, pour le meilleur.

En effet, Les Perles d’Allaya nous ouvrent les portes d’un monde médiéval certes, mais indien, un monde hindou. Le héros de l’histoire est tout simplement le Héros, avec une majuscule, car c’est ainsi que se nomme la plus haute distinction accordée par le maharadjah.

L’Honneur est le credo du Héros, ce qui rend son Dharma bien lourd parfois. Ce Héros se lance logiquement dans une Quête, dont la majuscule s’impose aussi car ce n’est rien moins que la recherche de la relique la plus sacrée qui existe, les perles d’Allaya [3]. C’est en tant que telle, dit la légende, qu’elle a pleuré, quand les dieux marchaient encore parmi nous, et ses larmes sont ces fameuses perles que personne n’a jamais trouvées, dont personne ne sait où elles peuvent être ni même à quoi elles peuvent ressembler, sans parler de ce à quoi elles peuvent servir. Ce qui, évidemment, n’a rendu les hommes que plus déterminés à les chercher depuis des siècles.

Le Héros va-t-il répondre à ces questions, à toutes les autres, ou seulement en trouver de nouvelles, lui qui se lance dans un voyage qui le conduira bien loin de là où il pensait aller… ou est-ce au contraire précisément là où il voulait aller ?

Ouvrir Les Perles d’Allaya, c’est voyager avec le Héros dans un monde aux riches senteurs d’ailleurs, qui ravira les lecteurs avertis et férus de fantasy, car il ne ressemble à rien de ce qu’ils auraient pu lire jusque là.

Mais il emportera aussi bien avec lui les néophytes qui n’auront de cesse que de vouloir répéter l’expérience, car la fantasy est un genre dont on ne se lasse jamais.

 

Sur http://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2014/01/les-perles-dallaya-de-gabriel-feraud.html

L'avis de Louve :

Munde Shavapan est un héros béni des Dieux. Tout ce qu'il entreprend réussit et tous l'admirent. Ses aventures sont chantées de par le monde tandis que l'homme tente de se faire plus discret. Lorsque le Radjah de Tumir, Mustak Dorayesh lui propose une quête que personne n'a réussie jusqu'à présent, Munde hésite. S'il parvient à trouver les perles d'Allaya, alors il pourra partir loin de tout et vivre sans se soucier de ce que les Dieux attendent de lui. Mais partir seul lui est impossible devant la tâche difficile qu'on lui propose. Un tournoi est alors organisé pour lui permettre de recruter les plus valeureux héros afin de l'accompagner dans sa quête des perles. 
 
Les perles d'Allaya m'a complètement subjuguée. J'ai été transportée dans cet univers oriental aux côtés de Munde, un héros plutôt taciturne et qui ne demande qu'à pouvoir être en paix. Gabriel Feraux nous offre une plume magnifique, en total accord avec l'univers proposé et je dois bien avouer que je l'ai trouvé pointilleuse, vive, fluide et sublime. Les décors nous sont dépeints avec brio, de sorte qu'on se croit vraiment dans ce palais de Tumir ou dans la Jungle de Bushira. L'ambiance y est d'ailleurs tellement pesante dans cette jungle qu'on se sent aussi oppressé que Munde et ses compagnons ! 
 
J'ai d'ailleurs grandement apprécié le fait que l'auteur ne s'attarde pas vraiment sur le voyage qui amène nos héros dans la Jungle, mais décide de directement passer aux événements marquants de leur périple. Cela évite l'ennui et la lassitude, chose que l'on retrouve facilement dans les romans de fantasy. Ici, on a de l'action et une quête qui même si elle semble plutôt banale, se montrera en fait atypique et aura des conséquences surprenantes ! Car oui l'auteur a su m'étonner à plusieurs reprises ! Déjà, je ne m'attendais pas à tant de morts autour de cet univers ! Entre espions, assassins et les mercenaires qui n'agissent que sous la cupidité, on ne peut se reposer un seul instant. L'ennemi est partout et il a diverses apparences, de sorte qu'on ne le reconnaît pas de suite ! 
 
Les perles d'Allaya c'est avant tout Munde. Un homme, un guerrier, un héros béni des Dieux. Mais un homme seul qui ne supporte plus ce poids sur ces épaules. Il n'aspire qu'à un peu de paix, de tranquillité, il ne veut plus être un pion sur l'échiquier des hautes puissances. Il est humain, même s'il évite de faire preuve de sensibilité pour se protéger avant tout (car on sent que la perte de Nalaya lui a fait du mal, peut-être c'était-il attaché à la jeune femme ? ) et surtout protéger les autres, car il est dans le viseur d'un tas d'ennemis. La partie concernant le tournoi est magnifiquement bien menée, rapide et nous montre toute l'étendue du talent de l'auteur dans ce milieu. Si la quête semblera plutôt « déjà-vu » pour certains grands amateurs de fantasy, il n'en est rien puisque le bestiaire est unique et les conséquences de la quête sont pour le moins déstabilisante ! Je ne m'y attendais pas ! 
 
Même les personnages qui accompagnent Munde sont extra ! Yosh fut un vrai coup de coeur. Sa jeunesse et sa fraîcheur et le sort que l'auteur lui réserve en font un personnage à part entière et dont on aimerait en savoir davantage sur son passé et ce qui l'a amené à participer à ce tournoi. Le final est juste magnifique, plein de poésie et de vengeance... je me suis régalée !
 
Au final, Gabriel Feraud signe un roman de fantasy original et addictif. Son univers est soigné et ne donne qu'une envie : se plonger dans la suite !